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Développement et factorisation

Développement et factorisation

1-Développement

k(a + b) = ka + kb

 k(a − b) = ka − kb 

On dit que l’on distribue k sur a et b.

 (a + b)(c + d) = ac + ad + bc + bd

 (a + b)(c − d) = ac − ad + bc − bd 

Remarque : Ces formules de développement sont des rappels de 2ème et sont à connaître par cœur.

 Exemples : 

Au cas ou vous retrouvez des problèmes dans ce genre d'opérations, il serait interéssant de revoir la leçon de la 2ème année sur ce sujet.

2 - Factorisation

 Pour factoriser une expression, on procéde en fait à l’inverse du développement. 

Reprenons une des formule suivante : ka + kb = k(a + b)

En fait, on aura une somme de produit avec, pour chaque produit, un facteur commun, ici le k. Attention : le k peut être soit un nombre, soit une somme de terme. Voyons ces deux cas dans deux exemples.

 Cas ou le k est un nombre :

 Ici on a une somme de deux produits : 2(4 − x) et 2. Dans ces deux produits, on a le facteur 2 qui revient. Le premier produit c’est 2 fois (4− x) et le second c’est tout simplement 2 fois 1. On va prendre ce 2 dans les deux produits pour le mettre en facteur. L’expression de A devient : A = 2[(4 − x) + 1] On a mis en facteur le 2, c’est-à-dire que nous l’avons pris des deux produits, et dans la parenthèse, il reste donc que le second facteur des produits, ici (4 − x) et 1 car c’était:

 2 × (4 − x) et 2 × 1. A présent, on calcul ce qu’il y a à l’intérieur de la parenthèse et on a fini. A = 2[(4 − x) + 1] = 2(4 − x + 1) = 2(−x + 5)

Remarque importante : On ne redéveloppe pas avec le facteur 2, sinon on reviendra au point de départ.

 Cas ou le k n’est pas un nombre seul : B = (3 + x)(4 − 3 x) − (1 − x)( x + 3) Ici, nous avons encore une somme de deux produits : (3 + x)(4 − 3 x) et (1 − x)( x + 3). On remarque que le (3 + x) revient dans les deux produits. Oui, car x + 3 = 3 + x. Attention, ne tombez pas dans le piège. On va donc factoriser par ce facteur commun. On factorise et cela donne : B = (3 + x)(4 − 3 x) − (1 − x)( x + 3) = (3 + x)[(4 − 3 x) − (1 − x)] On a plus qu’à calculer les terme à l’intérieur de la parenthèse et on a fini de jouer. Faites bien attention à cette étape là. Il y a un - devant la parenthèse (1 − x), on doit donc changer les signes de cette parenthèses, c’est-à-dire que 1 devient −1 et que − x devient + x. B = (3 + x)[(4 − 3 x) − (1 − x)] = (3 + x)(4 − 3 x − 1 + x) = (3 + x)(−2 x + 3) Le tour est joué !

3 - Identités remarquables

Dans cette partie, je vais vous donner les trois identités remarquables qui sont plus que fondamentales.

Identités remarquables : Ces relations se lisent dans les deux sens, soit pour développer, soit pour factoriser.

(a + b) ² = a ² + 2ab + b²

(a − b)² = a² − 2ab + b²

 (a + b)(a − b) = a² − b²

 

Pour bien que vous assimiliez ces formules dans les deux sens, je vais vous donner des exemples pour le développement et la factorisation.

Exemples de développement :

A = (2 x − 1)² = (2 x)² − 2 × (2 x) × (1) + 1²

   = 4x² − 4x + 1

B = (x − 2)( x + 2) = x ²– 2² = x ² − 4 Cette formule vous fera gagner du temps plus d’une fois.

Exemples de factorisation :

C = x ² − 6x + 9 = x ² − 2 × (3) × x + 3² = (x − 3)²

Cet exemple est un peu complexe dans le sens de la factorisation. Vous aurez rarement à faire des choses comme ça à votre niveau. sachez tout de même que j’ai juste décomposer les termes de cette expression pour retrouver une identité remarquable.

 D = x ² − 1 = ² − 1 ² = (x − 1)(x + 1) Cet exemple ci, par contre, vous en rencontrerez tout le temps. Cela dit, c’est assez simple à voir : il faut deux termes au carré et un - entre les deux. Facile en fait.

 Aller, un dernier un peu plus difficile cette fois. E = (x + 1)² − 16 Alors la, deux termes séparés d’un signe -. Le premier est un carré, oui oui, c’est le carré de (x + 1) et le second est le carré de 4 car

 4 × 4 = 16. Voici donc la factorisation : E = (x + 1)2 − 16 = [(x + 1) − 4][(x + 1) + 4] = (x + 1 + 4)(x + 1 − 4) = (x + 5)(x − 3) .

Attention, c’est bien le signe entre les deux produits initiaux qui devient - puis + (ou + puis -, c’est pareil).

Produit de facteurs nul

Un produit, il est nul quand ? Quand un de ses facteurs est nul !

Produit de facteurs nul : Un produit est nul si et seulement si un de ses facteurs est nul.

Si on a un produit de cinquante termes par exemple. Il suffit que un seul de ces 50 termes soit nul, pour que le produit entier soit nul. Exemple d’application : Résoudre l’équation : (2x + 1)(x − 2) = 0 C’est un produits de deux facteurs : (2x + 1) et (x − 2). Pour qu’il soit nul il faut que : 2x + 1 = 0 ou x − 2 = 0 On a plus qu’à résoudre ces deux équations. 2x + 1 = 0 ou x − 2 = 0 2x = −1 ou x = 2 

−1/2  2 ou x = 2 Donc, pour que l’équation de départ soit nulle, il faut soit que x = −1/2  , soit que x = 2. Les solutions de l’équation sont donc : x = −1/2 et x = 2.